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LILY-ROSE

Elle pose devant l’objectif de Scott Trindle dans les rues de Paris, son assurance contraste avec son minois juvénile. Arpentant le quartier populaire de Belleville, ou sur un balcon au-dessus du célèbre club La Java, elle affiche une féminité assumée et mature, teintée de la naïveté inhérente à ses seize ans.

Lily-Rose Depp a grandi en Californie, sous les yeux protecteurs de ses parents Johnny Depp et Vanessa Paradis, aux côtés de son jeune frère Jack. Une enfance américaine à l’abri du monde toxique de la jet-set, colorée de culture française et agrémentée de la présence d’un entourage de légende : Iggy Pop, Keith Richards, Tim Burton … Une éducation saine et bohème, et malgré les tentatives de dissuasion de ses parents, la volonté, depuis qu’elle sait parler, de devenir actrice ou chanteuse.

Elle tient son premier rôle dans Tusk, en 2014, un film d’épouvante dirigée par un ami de son père. Mais c’est au printemps 2015 que le monde la découvre réellement, quand elle apparait lors du défilé Chanel : sourire radieux et vestiaire pastel, toujours escortée d’une mère-louve à la bienveillance infinie. Karl Lagerfeld tombe sous son charme enjoué, elle devient égérie de Chanel en juillet. La sphère de la mode n’est pas la seule à s’arrêter devant l’adolescente : Rebecca Zlotowski lui offre le rôle de Kate Barlow, medium et petite sœur de Natalie Portman dans Planetarium (sortie en octobre 2016). La manière dont elle fait mouvoir son corps et dont elle s’abandonne lorsqu’elle joue séduisent Stéphanie Di Giusto pour son premier film en français, La Danseuse (sortie en septembre 2016). Elle sera donc Isadora Duncan, cette danseuse américaine au destin fantasmagorique qui révolutionna le monde figé du ballet à la Belle Epoque.

Baby-doll du 21ème siècle, Lily-Rose est née avec un smartphone entre les mains. Depuis ses treize ans, elle s’amuse avec Instagram, publie des avalanches de selfies, des photos de ses proches, de son chien, son enfance et ses parents, ses milk shakes et ses hot dogs … Images parfois floues, sans mise en scène : l’insouciance est toujours là, mais elle manie son image avec l’habileté d’une vedette. Comme l’été dernier, où elle affirme ne pas se sentir « à 100% hétérosexue lle » à l’occasion de la campagne « We Are You ». Immédiatement, son audience augmente, les followers affluent, les médias classiques s’enflamment.

Les plus chanceux pourront voir la rose éclore au festival de Cannes, ou La Danseuse est en compétition dans la catégorie Un Certain Regard. Elle semble avoir pris son envol et être déjà bien haut, acquis une reconnaissance qui dépasse la notoriété de « fille de ». Le 27 mai, Lily-Rose aura 17 ans, et le monde risque de voir sa moue de plus en plus souvent.

 

Découvrez l'article de Vanity Fair et la série photo de Scott Trindle dans le numéro du mois de mai 2016.


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