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L'ATELIER

Les créations d’Ambre & Louise s’ancrent dans une vision artisanale du travail et le respect du passé. C’est un fondamental au service du bijou comme élément central de notre identité. La terre, le feu, l’esprit, des mots qui retranscrivent la façon dont nous idéalisons le traitement de la matière et sa transformation, sa métamorphose.

De la matière première à l’objet final, le métal connaît une série d’évolutions donnant vie à notre monde onirique. Un imaginaire que le talent des artistes-artisans permet de matérialiser : Jean-Marie Mentz et Marion Fillancq.

Travail à même le métal, martelage, ciselure, filigrane, granulation, travail à la cire perdue, nos techniques sont diverses mais obéissent à une même esthétique : le respect de l’objet et l'amour du beau. Le contact de la main avec la matière accorde du temps et par là du respect au travail. Une vision au service d’une mode en pause qui se permet de penser, respirer, écouter l’outil.

Cette vision de la production est également au service d’une esthétique et d’un imaginaire. Fantasque, baroque, théâtral, ce premier visage de notre imaginaire nécessite une souplesse et dextérité des outils, de la matière. Seuls l’agilité d’une main d’homme et le savoir faire de nos artisans peuvent ainsi retranscrire la complexité de formes de notre langage.

A ce jour beaucoup de nos pièces sont entièrement réalisées à la main, sans moules, du fait d’un meilleur rendu final de la matière et de la complexité technique de nos modèles. 18 ou 24 carats selon les pièces, le plaquage est réalisé dans les meilleures conditions pour éviter toute oxydation. Les bases sont en laitons, bronze ou argent.

Depuis 2012, la maison Ambre & Louise a pu démontrer son savoir-faire au côté de Guerlain, pour le flacon du Muguet Milésime 2016 à l'occasion des 10 ans du parfum, mais aussi Pierre Balmain et le groupe L'Oréal.

 

JEAN-MARIE MENTZ ET LA FORGE MYTHOLOGIQUE

Si le goût est le génie du talent, alors Jean-Marie est artiste et esthète derrière une indifférence d’apparence à la question du beau. C’est là encore un bel enseignement de la vie, dont Baudelaire avait déjoué l’ambiguïté :  Maint joyau dort enseveli, Dans les ténèbres et l'oubli, Bien loin des pioches et des sondes (Le Guignon, Les Fleurs du Mal). Jean-Marie est ce joyau.

En tant qu’artiste il pense la joaillerie a partir d’une expérience sensorielle du réelle. En tant qu’artisan et technicien, il adapte ses visions aux embûches de la matière. Depuis maintenant quatre ans, nous travaillons ensemble.

Sa main polie par le temps exprime la brutalité du travail. Son geste poli par le talent exprime l’agilité d’un danseur sur la scène de l’Opéra. Noureev du métal, ses mains et ses outils sont à eux seuls un ballet russe.

En adéquation avec notre vision, sa technique s’inscrit dans l’histoire et le respect de l’objet. Une véritable poétique se crée en créant, le bijou, terminé, parle de lui-même, puissant, fulgurant, explosant dans son immobilité. Jean-Marie travaille directement la matière avec l’outil. Ses journées sont faites de coups de marteaux, de bruits de tenaille, et de crépitements du feu. Une forge onirique qui construit un mythe.

Martelage, brasure, filigrane, granulation, ciselure. Des mots comme des sorts, qui sont les sortilèges des joueurs de matière, des orfèvres-alchimistes. D’une plaque de laiton ingrate, la matière se métamorphose pour devenir une cascade de capucines et d’or ondulant sur la poitrine comme sur l’eau. La matière se joue de la lumière, du fait des reliefs et des traitements différents de la surface : brut ou poli, l’or devient mat ou brillant. L’esthétique d’Ambre & Louise est ainsi faite, une sorte de Soulages du métal, où la lumière sur l’objet crée une multiplicité de couleurs, d’ors.  

 

MARION FILLANCQ, ETOILE FILANTE

Marion Fillancq, étoile filante dans la nuit. Notre rencontre avec Marion s’est faite un peu comme celle de l'étoile du berger une nuit de Noël. Rencontrés lors d’un salon et intrigués par son talent, une affinité s’est créée. Une rencontre qui devint une exploration dans de nouvelles techniques : la cire perdue.

Parce que l'histoire de cette technique connaît une chronologie plus retraçable, un regard sur le passé est agréable à avoir. La fonte à cire perdue est une technique dont l’origine date de 1500 avant Jésus-Christ. Probablement née en Chine, Inde et Iran à la même période, elle connut un âge d’or lors de Grèce antique et de l’Empire romain lorsque celui-ci s’empara de Byzance. Procédé particulièrement onéreux, il s’est d’abord appliqué à de très petites pièces essentiellement destinées à la joaillerie, à l’orfèvrerie, puis à partir de la première Renaissance italienne à la statuaire de qualité. L’influence de Florence et de ses artistes fait se développer cette technique en France au XVIe siècle, principalement sous l’aura de l’orfèvre Benvenuto Cellini (1500-1571) appelé par François Ier en 1540. C’est pendant son séjour français que Cellini fera ses premières expériences en tant que fondeur d’objets de grandes dimensions. Progressivement cette technique devient idéale pour les objets de grande taille, permettant ainsi au XIXème siècle de voir fleurir des statues de grandes dimensions comme sur le Pont Alexandre III ou le Grand Palais.

Marion s’inscrit donc dans cette longue tradition. Une tradition dont l’art est à la fois celui du moulage, du ciselage et de la patine. Le modèle est d’abord façonné sur de la cire, qui prend ainsi la forme que lui donnent les mains de l’artisan. Ce modèle en cire est ensuite moulé pour afin qu’un moule en métal à l’image du modèle en cire soit créé. Une fois ce moule créé, le bronze vient le remplir pour reproduire à l’identique le modèle en cire. Un long travail de reprise est ensuite nécessaire : ciselage pour éliminer des parties parasites créées sur le bijou par le moule, et patine pour la dimension esthétique du bijou lui-même. D’autres étapes de soudure sont aussi nécessaires lorsqu’il faut accrocher différents éléments entre eux. Par exemple une boucle d’oreille nécessite cette étape afin de lier l’accroche à la boucle. 

Tout cela dans un silence presque religieux où résonnent le bruit de l’outil et celui de la cafetière. Des anciennes usines réaménagées, des briques peintes en rouge, proches de studios de tournages. Un film se tournent aussi dans les ateliers, où l’acteur est l’objet. 

 

LE RESEAU D'ARTISANS

La création chez Ambre & Louise est une aventure collective dont les membres sont rassemblés autour d'une même vision : qualité, créativité, beauté. Le bijou est au coeur de la génétique de la maison. Il parle de lui-même. A lui seul il est un texte, travaillé, minutieux, narratif, un texte à textures. Nos inspirations et nos histoires ne viennent pas dénaturer l'objet au seul profit d'un discours de marque. Les mots que nous écrivons ne remplaceront jamais les mots que murmurent les métaux. 

Intéressés par de nouvelles rencontres, n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez participer également à cette aventure. Le talent n'a pas d'heures, et nous sommes somnambules. 

Contact : louise@ambrelouise.com

 

 

© Photo : Hugues Loiret Saint Loup

 

 

 


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